lundi 25 juin 2012

Pavé de mémoire au nom de Maurice Orcher




Le dimanche 24 juin 2012, a été apposé sur le trottoir au 31 rue Verhas à Bruxelles,   le pavé de mémoire au nom de Maurice Orcher, en présence de l'artiste allemand Gunther Demnig et de membres de la famille de Maurice Orcher.


jeudi 21 mai 2009

Cérémonie Stolpersteine - Jacques Zimmerman 13 mai 2009

A 14h30, 37 rue du Lavoir à Bruxelles, inauguration du pavé de mémoire en souvenir de Itzic (Jancou) - dit Jacques - Zimmerman
En présence de son fils Gabriel Zimmerman, de sa belle-fille Mireille Zimmerman-Karolinski et de ses petits-fils Serge Zimmerman, Ariel Zimmerman et Ishaï Dagane..
Interventions :
Freddy Thielemans, bourgmestre de Bruxelles.
Francis Delpérée, sénateur CDH
Viviane Teitelbaum, députée régionale bruxelloise MR
Diane Culer, présidente du Cercle Ben Gourion
Albert Dahan, Rabbin
Joost Loncin, journaliste spécialiste de l'histoire des Juifs des Marolles

Cérémonie Stolpersteine E et S Karolinski - 13 mai 2009

Discours prononcé par Mireille Karolinski-Zimmerman ce mercredi 13 mai 2009,
devant le 40 rue Vondel à Schaerbeek.
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PAPA, MAMAN, JE NE VOUS AI PAS VU VIEILLIR ET ME VOILÀ PLUS VIEILLE QUE VOUS, VOUS ETIEZ JEUNES BEAUX ET COURAGEUX ET C’EST AINSI QUE JE VOUS GARDE EN MEMOIRE.

AUJOURD’HUI, VOS PETITS-ENFANTS SONT PLUS AGES QUE VOUS NE L’ETIEZ, VOUS AVIEZ 30 ET 34 ANS.

MAMAN, TU AS QUITTE VITEBSK A L’AGE D’UN AN AVEC TES PARENTS, TON FRÈRE ET TES SOEURS, APRÈS UN POGROM, POUR REJOINDRE LE FRÈRE DE GRAND- PÈRE, DÉJÀ INSTALLE A BRUXELLES.

TU AS GRANDI A ANDERLECHT ET TU Y AS FAIT TES ÉTUDES A L'ÉCOLE MARIUS RENARD.

EN 1928, TU OBTINS LA NATIONALITÉ BELGE AINSI QUE GRAND PÈRE, TES FRÈRES ET SŒURS PAR DÉCRET DU ROI ALBERT I.

APRÈS TES ÉTUDES, TU FUS ENGAGÉE COMME ÉTALAGISTE A L’INNOVATION OU TU TE FIS REMARQUER PAR TON TRAVAIL RAFFINE ET ÉLÉGANT, MAIS TU ÉTAIS TOI-MÊME TOUJOURS ÉLÉGANTE ET RAFFINÉE, TON AMIE DE CETTE éPOQUE ME LE RACONTA BIEN PLUS TARD AVEC BEAUCOUP D'ÉMOTION.

PAPA, A L’AGE DE 16 ANS, EN 1924 TU QUITTAIS VARSOVIE AVEC GRAND-PERE POUR LA BELGIQUE, CAR TU NE VOULAIS PAS DEVOIR FAIRE TON SERVICE MILITAIRE DANS L’ARMéE POLONAISE.

TU ÉTAIS L’AINE DE CINQ ENFANTS, VOUS AVEZ TROUVE DU TRAVAIL ET UN LOGEMENT A ANDERLECHT, GRAND-MÈRE VINT VOUS REJOINDRE AVEC LES AUTRES ENFANTS.

TU ÉPOUSA MAMAN EN 1935. JE NAQUIS EN 1937, DEJA A CETTE ÉPOQUE TU DEVINS UN NÉGOCIANT EN SOIERIES LYONNAISES ET TU VENDAIS DES GANTS DE CUIR, TU AVAIS LE SENS DES RESPONSABILITÉS FAMILIALES ET CHACUN DE TES PROCHES POUVAIT COMPTER SUR TA GRANDE GÉNÉROSITÉ. TU ÉTAIS BIEN SOUVENT SOLLICITE ET TU NE REFUSAIS PAS TON AIDE.

66 ANS APRÈS VOTRE EXTERMINATION, EN COMPULSANT PAR LE PLUS GRAND DES HASARDS. CE 27 DÉCEMBRE 2008, LE LIVRE DES MÉMOIRES DES 9 RÉSISTANTS « NACHT UND NEBEL » REVENUS MIRACULEUSEMENT DE L’ENFER NAZI, QUELLE NE FUT PAS MA STUPEUR DE LIRE UN TEXTE VOUS MENTIONNANT COMME RÉSISTANTS, BOULEVERSÉE, JE DUS RELIRE LE TEXTE A PLUSIEURS REPRISES MES YEUX ÉTAIENT INONDES DE LARMES, JE NE PARVENAIS PAS A CROIRE CE QUE JE LISAIS: JE N’AVAIS RIEN SU DURANT TOUTES CES ANNÉES.

VOTRE DOMICILE, AU DEBUT DE LA SHOA, ETAIT UN LIEU DE RÉUNION ET LA BOITE AUX LETTRES DE L’ORGANISATION BELGE DE L’ARMEE DES

PARTISANS, VOUS Y AVIEZ INSTALLE UNE PRESSE CLANDESTINE.

DÉNONCÉS ET POUR VOS ACTIVITÉS CLANDESTINES ET EN TANT QUE JUIFS, VOUS ÉTIEZ ARRÊTÉS LE 15 AOUT 1942 AU PETIT MATIN, VOUS AVEZ ESSAYE DE VOUS ENFUIR PAR VOTRE JARDIN VERS LE JARDIN DES VOISINS MAIS CEUX-CI VOUS MIRENT DEHORS ENTRE LES MAINS DE LA GESTAPO.

VOUS ETES PARTIS DE MALINES AVEC LE 4èmeCONVOI LE 18 AOUT 1942, MATRICULES 555 ET 556, LE SEUL CONVOI OU PERSONNE NE REVINT.

LE 20 AOUT 1942, A TON ARRIVÉE, MAMAN, TU FUS ASSASSINÉE ET DISPARAISSAIS EN FUMEEA AUSCHWITZ.

TOI PAPA, TU SURVÉCUS JUSQU’AU 25 SEPTEMBRE 1942. CE JOUR-LA, TU PRIS LA DEFENSE D’UN PRISONNIER BATTU PAR UN SS QUE TU FRAPPAS.

PAR TON COURAGE ET TA GÉNÉROSITÉ TU Y PERDIS LA VIE, SUCCOMBANT AUX COUPS MORTELS ASSENÉS EN REPRÉSAILLES PAR TES BOURREAUX.


MAMAN, TON JEUNE FRERE MAURICE, HÉROS DE LA RÉSISTANCE FUT TRAHI EN 1943 IL FUT Décapité A MUNICH, LE 27 OCTOBRE 1944.

PAPA, TA PETITE SŒUR SARAH ÂGÉE DE 19 ANS QUE TU AS VU PARTIR AVEC LE PREMIER CONVOI DU 4 AOUT 1942, N’EST PAS REVENUE.

TES PARENTS, MES GRANDS-PARENTS, NISEN ET TAUBA QUE TU N’AS PAS EU LE TEMPS DE FAIRE PASSER EN SUISSE ONT ETE TRANSPORTES PAR LE 21ème CONVOI JUSQU'À AUSCHWITZ AVEC UN ALLER-SIMPLE.

TON FRERE GUSTAVE, PARTI AVEC LE 20ème CONVOI NE SURVECUT PAS ET MOURUT DANS LA MARCHE DE LA MORT.

SEUL, TON FRÈRE ALBERT EST UN MIRACULÉ D’AUSCHWITZ ET DE DACHAU.

PAPA, MAMAN, JE VOULAIS VOUS DIRE QUE J’AI AUSSI RÉGLÉ VOTRE DERNIÈRE FACTURE DE TÉLÉPHONE QUI M’A ÉTÉ PRÉSENTÉE EN 1962 CAR VOUS ÉTIEZ SUR LA LISTE NOIRE DES MAUVAIS PAYEURS, DE LA RÉGIE DES TÉLÉPHONES ET TÉLÉGRAPHES DE LA RUE DES PALAIS. J’AI EXPLIQUE AU FONCTIONNAIRE DE SERVICE QUE LES CIRCONSTANCES DU RETARD DE CE PAIEMENT ÉTAIENT DU AU FAIT QUE LA GESTAPO NE VOUS EN A PAS Laissé LE TEMPS DE LA RÉGLER. JE POSSÈDE JUSQU'À CE JOUR LE RÉCÉPISSÉ.

PAPA MAMAN NOUS HONORONS VOTRE MÉMOIRE AUJOURD'HUI , DEUX PAVES DE MÉMOIRE SONT ENCHÂSSÉS DEVANT VOTRE HABITATION, VOUS VOILÀ RÉUNIS ENFIN APRÈS 67 ANNées.

JE SUIS VIVANTE CAR VOUS M’AVEZ SAUVÉE ET PROTÉGÉE EN ME CACHANT CHEZ ÉMILE ET HERMINIE VAN BELLE A VIANE-MOERBEKE, J’Y SUIS RESTÉE JUSQUE DÉBUT DE L’ANNEE 1945, LE RESTE DE MON ENFANCE ET MON ADOLESCENCE, JE NE VOUS LA RACONTERAI PAS CAR C’EST UNE AUTRE HISTOIRE.

SACHEZ QUE VOUS AVEZ 2 PETITS-FILS, SERGE ET ARIEL ET UNE PETITE-FILLE, YAEL, TOUS MARIES, CINQ ARRIÈRE-PETITS ENFANTS, ILS SONT TOUS MAGNIFIQUES, C’EST NOTRE FIERTÉ.

ILS SONT VOTRE ET NOTRE VICTOIRE SUR LA BARBARIE NAZIE.

JE VOUS AIME ET VOUS PORTE SUR MON CŒUR CHAQUE JOUR DE MA VIE.

QUE VOS NOMS SOIENT BÉNIS ET NE PÉRISSENT JAMAIS!

JE VOUDRAIS REMERCIER L’ASSOCIATION POUR LA MÉMOIRE DE LA SHOA ET TOUT PARTICULIÈREMENT LE DR . ERIC PICARD POUR SON INDÉFECTIBLE SOUTIEN A NOUS AIDER A RÉALISER AUJOURD'HUI CES CÉRÉMONIES DES PAVES DE LA MÉMOIRE.

MERCI A VOUS TOUS, AMIS D’HIER ET D’AUJOURD'HUI POUR VOTRE PRÉSENCE ET VOTRE AMITIÉ.




mercredi 6 mai 2009

Les pavés de la mémoire - Salomon Karolinski - Elisabeth Orcher


Les pavés de mémoire sont des petits cubes de laiton placés par l'artiste allemand Günter Demnig en mémoire des victimes du nazisme, devant les maisons où ils ont habité, avant d'être déportés pour être assassinés. Le 13 mai 2009 les premiers pavés de mémoire seront placés en Belgique.


Mireille Karolinski, leur fille
Gabriel Zimmerman, leur beau-fils
Serge, Yaël et Ariel, leurs petits-enfants

L'Association pour la Mémoire de la Shoah
Bernard Clerfayt, bourgmestre de Schaerbeek
Christine Smeysters, échevin des travaux publics et de la mobilité de Schaerbeek

vous convient

Mercredi 13 mai à 17 heures, 40 rue Vondel, à Schaerbeek

à assister à la cérémonie d'inauguration des
Pavés de Mémoire


Deux pavés seront placés à la mémoire de Salomon Karolinski et Elisabeth Orcher-Karolinski

Réponse et informations :
Mireille Karolinski, Rue Roberts Jones, 6 1180 Bruxelles, 0478 361717


Salomon Karolinski, Résistant, né en 1908, arrêté le 15.8.1942. Détenu à Malines. Déporté le 18.8.1942
à Auschwitz. Assassiné le 25.9.1942


Elisabeth Orcher – Karolinski, Résistante, née en 1912, arrêtée le 15.8.1942. Détenue à Malines. Déportée le 18.8.1942 à Auschwitz. Assassinée le 20.8.1942


Liens et sites à visiter

Pavés de la mémoire - communiqué du CCOJB
Les pavés de l'artiste Gunter Demnig




dimanche 19 avril 2009

Marius CAUVAIN "Pierre"


Marcel et Marius (à droite) Cauvain en1946


Marius Cauvain "Pierre" est né à Wasmüel (Borinage, Belgique) le 20 mai 1924. En 1936, il quitte l'école communale de Wasmüel et commence des études à l'École Professionnelle à Hornu (Belgique).

En mai 1940, dés les premiers jours de l'invasion allemande, il répond à l'appel de mobilisation des 16 à 35 ans et avec Franz Bridoux, ils partent rejoindre le Centre de Recrutement de l'Armée Belge. Embarqués en train à la gare de Péruwelz en Hainault, ils arrivent à Tournai où le train reste à quai tandis que la gare subit un violent bombardement. Le train repart pour un périple de plusieurs jours à travers la France pour aboutir à Toulouse où ils sont retenus au Centre Sportif Municipal avec milliers d'autres évacués. Après une quinzaine de jours, ils sont tous les deux volontaires pour le travail dans les fermes et se retrouvent dans le petit village de Maravat à 25 km d'Auch dans le Gers. Début septembre 1940, ils rapatriés en Belgique.

Fin 1941, Marius Cauvain travaille à l'usine Canon-Legrand (Jemappes, Belgique) et suit les cours du soir de L'École Industrielle de Quaregnon.

En octobre 1941, il est recruté à la section locale du RNJ de Wasmüel avec son frère Marcel Cauvain et Franz Bridoux. Il participe également à une section du RNJ Canon-Legrand.

A l'usine Canon-Legrand qui travaille comme bien d'autres au service des Allemands, Marius organise des actions de sabotage du matériel ferroviaire destiné aux Allemands. Avec Marcel et Franz ils diffusent les mots d'ordre de la résistance, par des badigeonnages des murs et la distribution de tracts. Ils sont aussi actifs dans le recrutement des nouveaux membres qui refusent de répondre aux convocations du Service du Travail Obligatoire (STO).

En juin 1943, Marius refuse de rejoindre le STO en Allemagne et passe dans la clandestinité pour devenir responsable "Agitation -Propagande" au Comité Régional de Mons Borinage du RNJ.

En janvier 1943, il est arrêté au Château de l'Aulnois à Ghlin en même temps que Marcel Cauvain et Franz Bridoux. Ils vont rester ensemble en captivité du siège de la Gestapo (avenue Louise), à la prison de Saint-Gilles, puis à celle d'Essen, aux camp de Börgermoor et d'Esterwegen et à Ichtershausen.

Avec son frère, Joseph Berman et Franz Bridoux, ils seront les quatre premiers à s'évader des "marches de la mort" à Pösneck le 12 avril 1945. Ils sont rapatriés ensemble en Belgique le 7 mai 1945.




"Les Mousquetaires" au Château de Beloeil en 1994.
De gauche à droite Joseph Berman(Fred), Marcel Cauvain (Max), Marius Cauvain(Pierre) et Franz Bridoux (Jean)


dimanche 5 avril 2009

Marcel CAUVAIN "MAX"



Marcel Cauvain "Max" est né à Wasmüel (Borinage Belgique) le 25 Octobre 1926 dans un milieu ouvrier très pauvre. Ami d'enfance de Franz Bridoux, il fait ses études avec lui et son frère Marius Cauvin à Wasmuël puis à Mons.

Fin 1941, Marcel, Marius et Franz sont recrutés à la section locale du RNJ (Rassemblement National de la Jeunesse) à Wasmüel. Les activités consistent essentiellement à faire des "barbouillages" (des tags sur les murs), des distributions de tracs, la vente de journaux clandestins et de photos de "solidarité".

Dans la nuit du 30 avril 1943, Marcel est surpris en plein travail de badigeonnage des mots d'ordre de la résistance par une patrouille de "Garde Wallonne". Il s'enfuit et rejoint son frère Marius et Franz Bridoux dans l'illégalité et avec eux continue le travail clandestin au niveau régional. Le travail de résistance s'intensifie: d'abord le transport de journaux de Bruxelles à Mons puis leur distribution.

Ensuite, ils doivent établir une imprimerie clandestine. Dans ce but, ils participent à des actions avec les Partisans Armés (P.A.) pour se procurer une ronéo, des machines à écrire, des stencils, du papier et de l'encre. Ce matériel est déposé chez le cordonnier Arthur Malengreau à Quarengon où se fait le travail principal de reproduction des journaux.

Pendant une bonne période d'illégalité, Marcel Cauvain est logé à Ghlin au Château d'Aulnoye avec d'autres résistants dont son frère Marius et Franz Bridoux. Ils y seront arrêtés le 3 août 1943.

Emmenés à la Gestapo au 347 avenue Louise à Bruxelles, ils y seront interrogés pendant deux jours et transférés le 5 août à la prison de Saint Gilles. Le 13 novembre 1943, ils sont tous les trois transférés en Allemagne avec le groupe des 19 co-inculpés du RNJ. le 15 novembre ils se retrouvent à la baraque N°6 d'Esterwegen.

Dans la baraque, les conditions d'hygiène et d'alimentation sont épouvantables et Marius a de nombreuses plaies ulcéreuses aux pieds. Faute de soins adéquats, elles mettront des mois à cicatriser.

Transférés au camp d'Ichtershausen en avril 44, ils participeront aux marches forcées ("marches de la mort").

le 7 avril 1945, Marcel, Marius et Franz s'évadent à Pösneck le 10 avril et seront libérés par les américains le 15 avril. Ils sont rapatriés en Belgique le 7 mai 1945.

jeudi 2 avril 2009

Alfred Steux - Résistant Fondateur du journal "Vers la Victoire"



Alfred Steux, résistant et fondateur du Journal "Victoire" a été le compagnon d'infortune de Maurice Orcher et des autres membres de la Direction Nationale du du RNJ.
La famille Steux a publié un site dédié à la mémoire d'Alfred Steux dont nous recommendons la lecture, ainsi qu'une page wikipedia.
Le site contient des documents et en particulier des reproductions du journal "Victoire"