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....... le retour le 7 mai 1945 :
Ce blog a été créé par la famille et les amis de Maurice Orcher, pour perpétuer sa mémoire. Maurice est né à Anderlecht (Belgique) le 3 septembre 1919 et a été exécuté par les Nazis le 27 octobre 1944 à Munich (Allemagne).Ce blog a pu voir le jour grâce aux documents et informations fournies par les familles Orcher, Lewinson, Karolinski-Zimmerman ainsi que de nombreux amis, associations et administrations belges. Pour contacter l'auteur du blog : sybdz-blog@yahoo.com
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....... le retour le 7 mai 1945 :
Graffitis sur les murs du 347 av. Louise
Entrée monumentale du Camp d'Esterwegen
A la barraque 6, il trouve des dirigeants nationaux et régionaux du RNJ, des Francs-maçons, des socialistes, des catholiques, auxquels se joindront aussi par la suite des prisonniers français membres des FTPF (francs-tireurs partisans français) du Nord Pas-de-Calais. Trois autres R.N.J. (le président national l’Abbé Bourguignon, et les deux régionaux André Volcke et Robert Wolstayn sont à la baraque 5.

Il s'agit là de simples baraques en bois divisées en zones: le réfectoire, le dortoir et les sanitaires.
Au sein de la baraque 6, les groupes se reconstituent et la vie s'organise autour de grandes tables. Le travail y est inutile et humiliant, on trie des douilles que les allemands mélangent à nouveau le soir. La nourriture est insuffisante et les prisonniers perdent 5 kg par mois.
Les tables s'organisent en groupes J (pour les RNJ), K (pour Catholiques), S (pour socialistes), et les Francs -maçons. A la table 5 par exemple, siégeait Franz Bridoux, à la table 2, Maurice Orcher et Roger Debuyst.
Franz n’a pas 20 ans et n’a aucune information concernant la franc-maçonnerie. Pourtant il sera rapidement en très bonnes relations avec les Franc-Maçons qui partagent la table 3 avec ses compagnons du Comité National du R.N.J. dont Jean Lagneau, ami de longue date du résistant Ju*f -communiste et franc-maçon Luc Somerhausen.
Fin avril 1944, Franz et trois autres dirigeants régionaux du R.N.J. : Joseph Berman, Marius et Marcel Cauvain sont transférés à la prison de Ichtershausen (Thuringe). Début avril 1945, évacuation et « marche de la mort » vers les montages de la Haute Silésie. Ils s’évaderont ensemble à Posneck à PÖSNECK le 11avril 1945 et seront libérés par l’armée américaine le 15 avril. Rapatriement par avion le 7 mai 1945.
Franz Bridoux à sa libération en 1945
